Suite à la désastreuse campagne de Russie et aux revers de la guerre dans la péninsule ibérique, une coalition anti-française de six États, comprenant la Grande-Bretagne, la Russie, l'Espagne, le Portugal, la Prusse, l'Autriche, la Suède et certains plus petits États allemands se regroupèrent. Napoléon cherchait à rétablir sa domination sur l'Allemagne et gagna deux nettes victoires à Lützen le 2 mai et à Bautzen le 20-21 mai sur les forces russo-prussiennes. Ces victoires amenèrent un bref armistice, mais celui-ci dura moins longtemps que d'habitude. Les alliés le brisèrent sous le commandement de Gebhard von Blücher, du prince Charles de Suède (Bernadotte) et de Karl Schwarzenberg. La tactique des alliés était d'éviter la confrontation directe avec Napoléon, mais plutôt d'affronter ses maréchaux, ce qui leur permit d'obtenir des victoires.
Napoléon ne réussit pas à prendre Berlin avant de se retirer à l'ouest, traversant l'Elbe fin septembre, il organise ses forces autour de Leipzig afin de protéger ses lignes de ravitaillement et rencontrer les alliés. Napoléon place ses troupes autour de Leipzig, mais il en concentre une partie de Taucha à Stötteritz (où il place son poste de commandement), puis le reste en s'incurvant jusqu'à Lindenau. Les Prussiens vinrent à sa rencontre depuis Wartenburg, les Autrichiens et les Russes depuis Dresde et les Suédois depuis le nord. Au total les français alignèrent aux alentours des 190 000 hommes dont une partie sont des mercenaires saxons contre à peu près 330 000 pour les alliés, chacun des camps ayant une importante artillerie.
La bataille commence le 16 octobre par une attaque de 78 000 soldats alliés depuis le sud et 54 000 autres depuis le nord, cette confrontation ne fut pas décisive et leurs assauts furent repoussés. Le jour suivant les forces en présence reçurent des renforts qui furent positionnés. Le 18, les alliés lancent un assaut majeur de tous les cotés, en plus de 9 heures de combats les français sont lentement repoussés vers Leipzig, chacun des deux camps subissant de lourdes pertes, et où seulement la bravoure des français empêche une percée majeure. Au cours de la bataille, le Prince-Maréchal Józef Antoni Poniatowski trouve la mort. Napoléon voyant que la bataille ne peut se terminer qu'en défaite, décide dans la nuit du 18 au 19 de retirer la majorité de ses troupes en leur faisant traverser le rivière Elster. Alors les Saxons et leur artillerie se retournèrent contre Napoléon. La retraite se poursuit jusqu'au lendemain dans l'après-midi, au moment où l'unique pont est détruit par erreur par les tirs allié et saxons, laissant aux troupes françaises le choix de traverser la rivière à la nage ou de se faire capturer.
C'est un commandant de l'armée française qui après le départ de Napoléon Bonaparte ordonne la destruction du pont alors que 1 tiers des effectifs de l'armée française n'avaient pas encore eu le temps de traverser ce pont. La destruction de ce pont avait été ordonnée par l'empereur lui même mais seulement après la traversée des troupes. Cet acte peu compréhensible de ce commandant peut s'expliquer par l'entrée des troupes ennemies dans la ville de Leipzig au nord et à l'est qui aurait affolé cet officier, l'obligeant à détruire la seule route de sortie de la ville.